Pendant six jours, à Paris, la conférence Computer Human Interaction présente des prototypes d’interfaces homme machine parfois très futuristes.

Jusqu’au 2 mai, le Palais des Congrès de Paris accueille la conférence CHI 2013 -Computer Human Interaction- qui présente d’autres modes d’interaction des utilisateurs avec les systèmes électroniques. La manifestation attire des chercheurs évoluant dans différentes disciplines (ingénierie et design) en espérant que les unes pourront emprunter aux autres, ainsi que l’a exposé Patrick Baudisch, qui co-préside au choix des recherches présentées. « Il s’agit pour nous d’assimiler des sujets très larges en rassemblant des spécialistes ayant des expériences différentes », a-t-il expliqué à notre confrère Nick Barber, d’IDG News Service.

« Nous avons à la fois des spécialistes des ordinateurs intéressés par les utilisateurs et des spécialistes des interactions sociales intéressés par la technologie », a indiqué de son côté Wendy Mackay, qui préside la conférence CHI. Elle souligne que l’intérêt pour la conférence a crû de façon significative au cours des dernières années. En 2012, elle a réuni 2 700 participants et cette année, elle en compte plus de 3 300.

Des électrodes placées sur les muscles

Parmi les grands succès de CHI, la section « interactivité » se présente comme un petit salon où l’on peut découvrir des prototypes futuristes que les visiteurs peuvent eux-mêmes essayer. On est loin du temps où il n’existait que des claviers et des souris. « Nous voyons des choses qui se projettent davantage dans l’avenir », estime P. Baudisch. Il décrit notamment l’un des projets de son groupe du Hasso Plattner Institute, situé près de Berlin (un établissement qui porte le nom du co-fondateur de l’éditeur de logiciels allemand SAP qui l’a créé). Des électrodes sont placées sur les muscles d’un utilisateur. L’un des étudiants de son groupe transformera les avant-bras des participants en périphériques d’entrée produisant un retour de force.

Parmi les autres projets, une découpe laser interactive. « On fait l’ébauche d’un dessin puis on regarde un laser de 150 watt le découper en temps réel », décrit-il. Les techniques de fabrication passent à l’échelle atomique. L’équipe de Patrick Baudisch a fait traverser la frontière à une tonne d’équipements pour la conférence CHI 2013. Elle est intervenue sur plusieurs gros projets lors des précédentes éditions de Computer Human Interaction, en commençant avec la technologie Nanotouch en 2009. Celle-ci ajoutait une zone de saisie à l’arrière des terminaux à écrans tactiles comme les téléphones.

Des produits comme la PSP de Sony ou le nouveau contrôleur PS4 utilisent des technologies très similaires, même si le scientifique assure qu’il s’agit juste d’une coïncidence.

Régime sans sel et téléviseur tactile

D’autres projets s’apparentent davantage à de la science fiction. Par exemple, en 2012, des chercheurs de l’Université Meiji au Japon ont changé le goût d’aliments en leur ajoutant de l’électricité. Leur raisonnement consistait à établir que l’électricité pouvait imiter le goût du sel et qu’en l’ajoutant à certains plats, cela amènerait les gens à réduire leur consommation de sel. Un mode de régime qui n’est pas encore diffusé.

D’autres groupes ont adopté une approche novatrice sur une technologie plus complexe. Dans un projet appelé Zerotouch qui a débuté en 2011, des étudiants du laboratoire Interface Ecology à l’Université Texas A&M ont bordé de capteurs infrarouges un téléviseur de 55 pouces, transformant l’affichage entier en une interface tactile peu coûteuse.

La conférence CHI se tient jusqu’à jeudi prochain au Palais des Congrès de la Porte Maillot.

Source: http://www.lemondeinformatique.fr/

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