Qui a peur du grand méchant hacker russe pendant les élections ?

13 mars 2017

News Techno

Sécurité : Les espions du GCHQ britannique estiment que les cyberattaques russes pourraient influer sur le déroulement des élections au Royaume-Uni. Les partis politiques sont alertés. Ils seront sensibilisés aux risques et formés à la sécurité. D’autres Etats européens, dont la France, sont vigilants.

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L’intervention de hackers étrangers, et plus précisément russes, n’est plus un simple scénario théorique, mais une menace réelle pour le processus démocratique. Plusieurs Etats d’Europe prennent ce risque très au sérieux.

En décembre 2016, c’est Obama qui accusait ouvertement la Russie de s’être immiscée dans les élections, sur la base d’informations recueillies par les services de renseignement. Leurs homologues britanniques du GCHQ se préoccupent eux aussi de ces ingérences.

Cyberattaques et manipulation de l’opinion

Les experts du renseignement appellent à un sommet en urgence avec les représentants politiques afin de discuter des capacités à utiliser des cyberattaques pour influer sur le déroulement de la prochaine élection générale.

Selon des sources anonymes citées par le Sunday Times, des hackers soutenus par le Kremlin disposeraient des moyens nécessaires pour perturber le processus électoral. Pour l’agence de renseignement britannique, la protection du système politique relève ainsi désormais de la priorité de travail.

Parmi les menaces potentielles sont envisagés le vol et la fuite d’emails internes, les dommages causés à la réputation des partis politiques au travers de la publication d’informations confidentielles ou la divulgation de bases de données privées de votants.

Les soupçons à l’égard de la Russie ne sont pas nouveaux. Le pays a notamment été accusé d’avoir recouru à des cyberattaques afin d’aider à l’élection de Donald Trump, notamment en publiant des emails privés de sa rivale, Hilary Clinton.

En février, le secrétaire britannique à la Défense, Michael Fallon, avertissait que la Russie « utilisait les cyber-armes pour perturber les infrastructures critiques et désactiver les machines démocratiques », ce que Fallon qualifie de « comportement persistant » destiné à tester l’Occident.

Dans une lettre adressée aux dirigeants des principaux partis politiques britanniques, le directeur général du Centre national de la cybersécurité (NCSC), Ciaran Martin déclare que l’agence est prête à les aider à renforcer leur sécurité réseau contre toute forme de cyberattaque qui pourrait les menacer.

Un séminaire technique au Royaume-Uni
Dans le cadre de cette offre, le NCSC – une unité du GCHQ consacrée à la protection des services essentiels du Royaume-Uni contre les cyberattaques – organisera un « séminaire technique » avec le Centre pour la protection de l’infrastructure nationale pour dispenser une formation sur les cyberattaques.

« Vous serez informés de la couverture des événements aux États-Unis, en Allemagne et ailleurs, nous rappelant le potentiel d’actions hostiles contre le système politique britannique » écrit Martin dans la lettre. « Il ne s’agit pas seulement de la sécurité du réseau des systèmes des partis politiques. »

« Les attaques contre nos processus démocratiques vont au-delà de cela et peuvent inclure des attaques contre le Parlement, les bureaux de circonscription, les groupes de réflexion et les groupes de pression et les comptes de courrier électronique des individus » ajoute le patron du NCSC.

Le GCHQ a reconnu l’envoi de cette lettre aux dirigeants politiques, mais n’a pas confirmé que la Russie était spécifiquement mentionnée. La Russie a quant à elle toujours nié tout acte répréhensible ou implication dans des cyberattaques politiquement motivées.

Des attaques « hybrides »
Interrogé sur le rapport, le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson a déclaré qu’il n’y avait « aucune preuve » que la Russie tente de perturber le système politique du Royaume-Uni « pour le moment », mais a admis que la Russie avait les moyens de le faire.

En février en France, le président Hollande demandait que des mesures soient prises afin de s’assurer que l’élection présidentielle ne puisse pas être perturbée par des attaques informatiques. Le même mois, le parti du candidat Emmanuel Macron se disait la cible de cyberattaques russes et de désinformation de la part des médias proches du Kremlin.

Sur le plan des attaques informatiques, c’est l’Anssi, l’agence de sécurité de l’Etat, qui est mobilisée. Celle-ci « pourra être sollicitée par la Commission nationale de contrôle de l’élection présidentielle et le Conseil constitutionnel, garant de l’élection. »

Mais selon son directeur, Guillaume Poupard, qui s’exprimant en janvier lors du FIC, la principale menace ne serait pas celle-ci : « L’attribution des attaques est particulièrement difficile. On s’inquiète beaucoup plus de manœuvres de manipulations de l’opinion que du risque d’attaques informatiques. »

Ces ingérences ou attaques « hybrides » suscitent la vigilance de l’exécutif européen. Lors du FIC également, le commissaire européen à la sécurité, Julian King, appelait à la prudence à l’égard de ce type d’attaque, dont l’objectif est généralement de manipuler l’opinion publique.

Source:Christophe Auffray avec ZDNet.com | Lundi 13 Mars 2017

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