6959805_nat-facebook091_1000x625

La Commission européenne vient d’infliger une amende de 110 millions d’euros à Facebook pour avoir menti lors de l’achat Whatsapp en 2014. Cette sanction intervient après une amende infligée par la CNIL de 150 millions d’euros pour des manquements à la loi informatique et libertés

6959805_nat-facebook091_1000x625

Après la CNIL, le gendarme français de la protection des données et de la vie privée qui a condamné Facebook à 150 millions d’euros pour manquement à la «loi informatique et libertés», le réseau social est pris pour cible par la Commission européenne.

Elle vient d’infliger ce jeudi une amende de 110 millions d’euros à Facebook au motif que la société américaine a fourni des renseignements inexacts pendant l’enquête de l’UE concernant son rachat de WhatsApp en 2014.

Lors du rachat, Facebook avait affirmé qu’il ne pouvait pas fusionner automatiquement les comptes de ses utilisateurs avec ceux de WhatsApp… Pourtant en 2016, c’est exactement ce qui s’est produit en permettant à Facebook de récupérer le numéro de téléphone des utilisateurs de WhatsApp. Pour y échapper, il fallait décocher une petite case dans les conditions générales d’utilisations.

Mais le pire après six mois d’enquête, selon l’UE, c’est que «la Commission a découvert que, contrairement à ce que Facebook avait déclaré en 2014, la possibilité technique de fusionner les identités des utilisateurs de Facebook et WhatsApp existait déjà en 2014. Et les employés de Facebook étaient au courant de cette possibilité», précise la Commission.

Selon Margrethe Vestager, la commissaire européenne à la Concurrence, cette «décision d’aujourd’hui envoie un signal fort aux entreprises, montrant qu’elles doivent respecter tous les aspects du règlement de l’UE sur les concentrations, y compris l’obligation de fournir des informations exactes.»

Si Facebook reconnait «l’erreur» faite dans les documents fournis en 2014, le réseau social affirme que celle-ci n’était pas intentionnelle. En outre, la Commission a confirmé que «cela n’a pas eu d’impact sur le résultat de l’examen de la fusion», a plaidé Aled Williams, le porte-parole de Facebook.

Source: leparisien.fr – 18/05/2017

Charger d'autres articles liés
Charger d'autres écrits par axileo
Charger d'autres écrits dans News Techno

Laisser un commentaire

Consulter aussi

L’Inria fête ses 50 ans au CentQuatre les 7 et 8 novembre

1967-2017 : 50 années consacrées par l’Inria à la recherche et à l’innovation …