« Les femmes ont été pionnières dans le développement du langage informatique »

26 juin 2017

News Techno

« Le code est le socle de toutes les innovations futures », explique la scientifique Aurélie Jean dans #TECH24, revenant sur le rôle émancipateur de cet apprentissage.

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Connaissez-vous CodeYourFuture ? Née en Grande-Bretagne, cette structure veut changer la vie des 60 millions de personnes qui, chaque année, fuient les « dictatures, la guerre civile et les attaques chimiques ». Son fondateur, Germán Bencci, veut en effet utiliser le code informatique, notamment l’apprentissage de Javascript, pour permettre aux migrants de trouver un travail dans leur pays d’accueil et rejoindre ainsi des start-ups partenaires prometteuses, comme Ticketmaster.
L’apprentissage du code peut transformer des vies, comme l’explique la docteur en informatique et créatrice de In Silico Veritas, Aurélie Jean, scientifique passée par le MIT et basée à New York, dans cet épisode de #TECH24, l’émission high-tech de France 24, présentée avec Marjorie Paillon et dont Le Point.fr est partenaire. Le rôle des femmes dans les débuts de l’informatique a été absolument essentiel, notamment à travers le programme Eniac (Electronic Numerical Integrator and Computer), abrité par l’Université de Pensylvanie durant la Seconde Guerre mondiale.

Tous codeurs

Aujourd’hui encore, apprendre le code a un rôle émancipateur, et ce dans le monde entier. Ce qui révèle bien des destins. Ainsi, au Nigeria, Anesi et Osine Ikhianosime, deux frères qui ont mis au point Crocodile, un navigateur web particulièrement rapide et qui booste les téléphones d’entrée de gamme. Les deux jeunes inventeurs sont encore mineurs, tout comme l’est l’Australien Yuma Soeriento, à l’origine de la chaine Youtube « anyone can code ». Ce jeune garçon de… 10 ans s’est mis au code informatique il y a déjà quatre ans et a déjà mis au point des applications comme Hunger Button, qui aide un groupe à se mettre d’accord dans le choix d’un restaurant, Weather Duck, qui conseille sur les choix vestimentaires de ses utilisateurs en fonction du temps, ou encore Kid Calculator, qui promeut les maths ludiques. De son côté, la Japonaise Masako Wakamiya, 81 ans et retraitée de la Mitsubishi Bank il y a une vingtaine d’années, a mis au point l’appli Hunadan, pour rendre hommage aux festivals traditionnels japonais. Tout comme Yuma Soeriento, elle a travaillé à partir du langage Swift.

L’apprentissage du code informatique est aussi promu par la structure Laboratoria au Chili, le mouvement CoderDojo né à NYC, ou encore l’entreprise Hacker Earth en Inde et Simplon.co en France. Cette association qui travaille aussi bien à Montreuil que dans les quartiers nord de Marseille a également travaillé sur Refugeeks, un programme à destination des migrants élaboré avec l’association Singa, et soutenu par la Fondation de France.

Cette initiation est réussie lorsqu’elle donne envie aux élèves de se plonger dans la science informatique pure et dure, explique Idit Harel, à l’origine du centre de formation Globaloria, basé à New York. Car apprendre le code, c’est bien, le libérer, c’est parfois encore mieux. Ainsi, la start-up Open Bionics, née à Bristol en Grande-Bretagne, a décidé de libérer le code qui permet de créer ses propre prothèses. Cela a permis de réduire considérablement le coût de ces dernières, qui peuvent être « imprimées en 3D », en urgence partout sur la terre, en fonction des besoins.

Source: lepoint.fr – GUILLAUME GRALLET – 26/06/2017

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