Moteurs de recherche : dix alternatives à Google

30 juin 2017

News Techno

Qwant, Ecosia, DuckDuckGo… Oui, on peut se passer du moteur de recherche de Mountain View. Suivez le guide pour sortir de votre « bulle de résultats ».

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Si l’hégémonie de Google ne fait aucun doute, puisqu’il détient 90,6 % des parts de marché en France, selon WebRankInfo, d’autres moteurs de recherche innovent. Ils sont d’autant plus intéressants à considérer que la mainmise du géant américain sur les données de ses usagers peut faire peur.

Dans son livre Dans la Google du loup (éd. Plon), paru au début de l’année, la directrice de la rédaction d’Usine nouvelle et de L’Usine digitale Christine Kerdellant évoque les pistes pour ne pas utiliser le moteur de recherche tout-puissant. Ces dernières années, les révélations à répétition d’Edward Snowden n’ont fait qu’accentuer cette psychose. Des solutions se développent et pourraient bien vous séduire. Petit tour d’horizon et promesses des « autres » moteurs du marché.

1. Mieux respecter vos données personnelles

Fer de lance des concurrents de Google, la protection des données privées est le principal atout de ces moteurs de recherche alternatifs. Qwant, lancé en 2013, se veut « 100 % protecteur de votre vie privée » en bannissant les cookies et traçages publicitaires. L’atout charme : il est développé en France. C’est aussi le cas de la start-up UR, créée en 2014, qui vient de recevoir une subvention de l’Union européenne lui permettant de s’introduire auprès d’un plus grand public.
Les métamoteurs français Framabee et américain StartPage jouent le rôle de filtres entre usagers et moteurs de recherche. En recherchant pour vous les informations sur d’autres moteurs, ils protègent vos informations de tout pistage, ne conservant même pas vos adresses IP.

2. Soutenir les projets sociaux et environnementaux

Il existe des moteurs de recherche qui se veulent philanthropes. Le berlinois Ecosia, qui peut fonctionner comme une extension à Chrome, œuvre pour la conservation des forêts. Le principe ? À chaque recherche, l’internaute permet la plantation d’un arbre. Ecosia reverse pour cela 80 % de ses revenus publicitaires à divers programmes de reforestation. Il a aujourd’hui planté plus de 9 800 000 arbres dans le monde.
Lilo, moteur français né en 2014, se propose, quant à lui, de financer des projets sociaux. L’internaute collecte un point par recherche, symbolisé par une goutte d’eau, et choisit à terme de donner la somme récoltée à une association de son choix. Les usagers peuvent aussi proposer leurs initiatives. Près de 320 000 euros ont déjà été versés à divers projets.

3. Découvrir de nouveaux horizons

De nouveaux moteurs de recherche agissent contre une standardisation des réponses et l’enfermement des utilisateurs dans une « bulle de résultats ». C’est le cas du métamoteur DuckDuckGo qui, à travers son slogan « DontBubble.Us », montre une volonté de ne pas conforter l’internaute dans ses opinions, mais de l’amener vers des recherches plus diverses et ouvertes.
Million Short propose aussi de vous détourner des têtes d’affiche de la recherche en adoptant une technique radicale mais efficace : elle supprime de son index les 100, 1 000, 10 000, 100 000 ou le million de sites les plus populaires. On accède alors directement à d’autres espaces différents et originaux. Il se dit d’ailleurs plus « moteur de découverte » que de recherche.

4. Travailler à plusieurs

Le modèle du peer-to-peer, où chaque utilisateur est aussi un serveur, est en vogue. YaCy, créé par l’Allemand Michael Christen, se veut collaboratif : l’internaute fait des recherches, mais partage aussi ses découvertes grâce à une banque de données vouée à cet usage. Résultat : moins de censure et des informations qui ne sont plus pré-hiérarchisées à votre place.

5. Anticiper le futur

La palme du moteur de recherche le plus futuriste revient toutefois à Robo Brain. Conçu par des chercheurs de l’université de Stanford, celui-ci est réservé aux robots. Les automates peuvent y faire des recherches sur les comportements humains afin de mieux les appréhender. Les robots ont maintenant leur propre base de données pour apprendre, interpréter et s’approprier des tâches et des concepts humains.

Source: lepoint.fr – HÉLOÏSE PONS – le 26/06/2017

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