Le producteur d’énergies renouvelables Akuo Energy a annoncé jeudi 20 septembre 2018 le démarrage de la construction de la première centrale solaire flottante de France.

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Début de la construction de la première centrale solaire flottante de France
AFP/ARCHIVES – EVARISTO SA

D’une capacité de 17 mégawatts, 47.000 panneaux photovoltaïques s’étendront sur 17 hectares à la surface d’un lac à Piolenc, dans le Vaucluse. « Ces panneaux pourront couvrir la consommation de plus de 4.700 foyers«  détaille Akuo Energy, producteur d’énergies renouvelables en charge du projet de construction. Actuellement, n’ont été expérimentés en France que quelques très petits parcs solaires flottants de quelques dizaines de kilowatts. Cette centrale sera la première d’une taille aussi significative.

La centrale de Piolenc a été financée en partie par un financement participatif, ouvert aux personnes ayant une résidence dans le Vaucluse. La mairie de la commune a également investi dans le projet. L’électricité sera vendue sur le marché et bénéficiera du système public de soutien du complément de rémunération pour garantir un prix minimum à l’électricité qui sera produite. Les systèmes flottants ont l’avantage de réduire les conflits d’usage avec l’agriculture par exemple, qui peuvent freiner l’expansion du solaire à terre. Pour son projet, Akuo Energy utilise la technologie développée par le leader mondial du secteur, l’entreprise française Ciel et Terre, avec qui il a signé un accord de licence pour la France. Pour cette société qui fournit les plateformes, le Japon reste de loin leur premier client.

L’Asie, championne du solaire flottant

Si l’Europe ne dispose d’aucune centrale flottante de taille comparable à celles qui sont installées sur terre pour le moment, ce n’est pas le cas en Asie, en particulier au Japon et en Chine. En 2016, la firme japonaise Kyocera TCL Solar installait déjà son cinquième projet de ce typedans l’archipel, faute d’espace sur la terre ferme. Pour ce projet, 51.000 panneaux photovoltaïques ont été montés sur flotteurs et arrimés à des ancres situées à plusieurs mètres de profondeur. « Après la catastrophe de Fukushima, il y a eu un engouement pour les énergies renouvelables et le gouvernement a clairement appuyé sur l’accélérateur » témoignait à cette époque là Kimiko Hirata, responsable de l’ONG environnementale Kiko Network.

Néanmoins, le Japon reste parmi les « très mauvais » élèves de l’action climatique selon un rapport publié fin 2016, en marge de la COP22 à Marrakech. En cause, la relance du nucléaire et la construction de nouvelles centrales à charbon.

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